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Conseillers des minorités

Groupe « Moëlan, une ambition commune »

 

Phillipe Guyvarc'h, Josée Guigourez, Christophe Rivallain, Patrick Defossez, Brigitte Offret

 

Deux ans après, qu’ont-ils fait ?

Des études et des audits, sinon rien ou presque.

Les constructions ou logements qui sortent de terre depuis quelques mois sont les résultats des travaux de la mandature précédente. La médiathèque est un projet validé et démarré sous l’ancienne municipalité. L’aire de carénage n’existe toujours pas alors que le besoin est évident et pressant. L’ancienne école des sœurs à Kergroës est toujours debout et, outre le fait d’être une verrue dans le paysage moëlanais, elle constitue toujours un vrai danger dans un carrefour très fréquenté. Concernant l’ancienne boucherie rue des écoles, le procès-verbal définitif d’abandon n’a visiblement pas été rédigé comme il aurait dû l’être début 2022 et le conseil municipal n'a pas été saisi pour statuer sur la poursuite ou non de la procédure d’expropriation de la parcelle au profit de la commune.

Leurs priorités de mandat : des actions ont bien été menées pour renforcer les solidarités locales et développer la participation citoyenne (même si pour cette priorité on peut s’étonner, s’indigner du manque de discussion préalable et de respect envers les habitants de la rue des plages qui vont voir leur environnement modifié significativement dans les prochains mois) mais pour les quatre autres priorités - simplifier le quotidien des moëlanais, enrayer la baisse de la population, faire du développement durable le fil rouge de leur action et remettre Moëlan dans le jeu communautaire - les résultats sont inexistants ou imperceptibles.

En outre, depuis le début de la mandature, la communication et l’accès à l’information, essentiels pour fédérer et créer l’engagement, n’ont clairement pas été satisfaisants. Trois exemples : le MOLAN dont la régularité fait défaut, un site Internet de la ville devenu obsolète, peu alimenté et qui mérite d’être dépoussiéré, et l’absence d’un calendrier listant l’ensemble des activités/festivités estivales programmées.

Et que dire de l’animation commerciale …

Alors, cette rentrée 2022 va-t-elle être pour eux l’occasion enfin de démarrer, d’être un peu plus dans l’action et moins dans la politique.

Face à l’inflation explosive et la nécessité absolue d’économiser l’énergie, la municipalité prendra-t-elle les mesures qui s’imposent : mise en place immédiate d’une politique d’économie d’énergie (électricité, chauffage, éclairage public) avec changement des comportements actuels, choix des meilleurs modes de production d’énergie et isolation des bâtiments publics. Les gabegies observées l’an dernier (salles et bureaux de la mairie encore chauffés fin mai car dixit une adjointe « on ne sait pas comment éteindre le dispositif ») vont-elles perdurées ?

L’inflation sur les salaires, les denrées alimentaires ou encore l’énergie annonce une hausse entre 5 et 10% du prix des repas à la cantine pour cette année scolaire, majoration à la rentrée et sans doute à nouveau à Noël. La municipalité va-t-elle maintenir les prix votés fin 2021 et prendre la différence à sa charge avec des arbitrages ou choisir de mettre le sujet des services au public, dont la restauration collective fait partie, sur la table ?

Un réveil fin 2022 – début 2023 ne permettra vraisemblablement pas de faire aboutir de nouveaux projets symboliques avant la fin de la mandature.

 

Groupe « Moëlan Notre Commune »

 

Nathalie GUYENNET

Il n'aura échappé à personne que l'immobilier en Bretagne est devenu un sujet sensible ... Les prix flambent, les locaux et les résidents secondaires n'hésitent pas à en tirer profit ... Tout cela dans le soi-disant monde d'après, qui n'a rien à envier au précédent, vu qu'il n'a finalement pas changé ... Il va quand même falloir se poser des questions : Comment nos jeunes, dans le contexte actuel et très certainement futur, vont-ils pouvoir se loger sur la commune ? Il faut anticiper ce problème avecdes projets immobiliers municipaux adaptés qui permettront de lever les impossibilités pour nos jeunes à résider sur la commune, et ce, d'autant plus que la population moëlanaise est vieillissante. Nous verrons les résultats du recensement, mais ils devraient corroborer cette affirmation. Par ailleurs, la sociologie de nos communes va changer avec ces arrivées massives de néoruraux. Il ne s'agit pas ici de le regretter, mais de penser au futur en intégrant ces nouveaux arrivants sans que notre mode de vie ne soit déstabilisé.